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Réduire le gaspillage alimentaire grâce à des partenariats intelligents

Une étude récente menée par des chercheurs de Rennes School of Business explore comment mieux gérer le gaspillage alimentaire grâce à des partenariats entre entreprises et organisations caritatives.

Un défi global aux multiples enjeux

Le gaspillage alimentaire représente un enjeu majeur à l’échelle mondiale : environ 17 % de la production alimentaire mondiale est perdue ou gaspillée. Ce phénomène génère des coûts importants pour les entreprises, tout en ayant des conséquences environnementales et sociales significatives.

La recherche menée par Imen Nouira et Ramzi Hammami (Rennes School of Business), en collaboration avec Sinan Salman et Suzan Alaswad (Zayed University), cherche à comprendre comment mieux gérer les surplus alimentaires au sein des chaînes d’approvisionnement ?

Un modèle pour optimiser les décisions

À partir d’un modèle basé sur la théorie des jeux, les chercheurs analysent les interactions entre fournisseurs et banques alimentaires, en intégrant l’incertitude liée à la demande et à la fraîcheur des produits.

L’étude identifie notamment un seuil de fraîcheur à partir duquel il devient plus pertinent économiquement et socialement de donner un produit plutôt que de le vendre ou de le détruire. L’étude montre également que des partenariats structurés avec des organisations caritatives permettent de réduire les coûts, le gaspillage et d’améliorer l’accès à l’alimentation.

Elle met également en évidence l’impact des politiques tarifaires : maintenir des prix élevés malgré la baisse de fraîcheur peut accroître le gaspillage, tandis que des incitations adaptées favorisent le don.

Vers une gestion plus durable des chaînes d’approvisionnement

Cette recherche encourage les entreprises à adopter une gestion proactive des surplus, en intégrant la redistribution dans leurs opérations. Elle souligne l’importance d’ajuster les stratégies de prix, d’optimiser les délais logistiques et d’investir dans des outils de suivi de la fraîcheur.

Au-delà de l’entreprise, ces travaux contribuent à la réflexion sur des systèmes alimentaires plus résilients et reponsables, en améliorant la sécurité alimentaire et en réduisant l’impact environnemental. Ils nourrissent également l’enseignement à Rennes School of Business, en proposant des cas concrets de prise de décision responsable, notamment dans le MSc Logistics, Supply Chain and Purchasing.

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